Entre accélération des clôtures, reporting financier quasi en temps réel et pilotage plus fréquent, les directions financières sont sous pression. Les équipes FP&A, contrôle de gestion et consolidation jonglent souvent avec plusieurs solutions de reporting, de data visualisation et de planification, en parallèle de S/4HANA, Group Reporting ou BPC, sans toujours disposer d’une base d’information financière vraiment unifiée.

Dans ce contexte, la question « SAP Analytics Cloud vs Power BI » n’est plus un simple comparatif d’outils : c’est un choix structurant pour le modèle de BI finance, la fiabilité du reporting et la gouvernance des données à l’échelle de l’entreprise, mais aussi pour la transformation du pilotage et la prise de décision financière.

SAP Analytics Cloud (SAC) est une solution de BI, planification et analyses prédictives native de l’écosystème SAP, intégrée à S/4HANA et aux applications finance SAP.

Microsoft Power BI est une plateforme de data visualisation et de tableaux de bord largement adoptée, intégrée à l’environnement Microsoft et appréciée pour son ergonomie, son interface intuitive et son coût d’entrée.

Pour un DAF, l’enjeu n’est donc pas de trouver « le meilleur outil » en absolu, mais de bâtir un modèle de pilotage financier cohérent, gouverné et soutenable, en fonction du SI SAP, de la maturité data et des usages métiers.

(SelectHub — Softwareadvice)

SAP Analytics Cloud : la BI native pour un environnement SAP intégré

Points forts pour une DAF sous SAP

SAP Analytics Cloud est une solution SaaS basée sur la SAP Business Technology Platform. Elle regroupe dans une même interface la BI, la planification et l’analytique prédictive.

Pour une direction financière dont le SI s’appuie sur SAP, cela se traduit par :

  • Des connexions « live » vers SAP BW/4HANA et SAP S/4HANA, limitant la réplication des données et la multiplication des interfaces ;
  • Une plateforme analytique unifiée qui capitalise sur les modèles de données SAP pour le reporting standard et les usages de planification ;
  • Une gestion des droits combinant les autorisations du back-end SAP et celles définies dans SAC lors des connexions live, renforçant la gouvernance de la donnée.

Pour un DAF, cela rapproche le reporting BI des chiffres « officiels » SAP et facilite le dialogue avec la DSI.

(Abat — S-Peers)

 

Fonctionnalités clés pour la finance

SAP Analytics Cloud réunit, dans une même solution, reporting interactif, planification et capacités d’analyse prédictive basées sur l’IA, qui constituent des fonctionnalités clés pour la direction financière.

  • Business Intelligence : stories et tableaux de bord interactifs pour analyser les principaux indicateurs.
  • Planification/budget/forecast : fonctions couvrant objectifs, budgétisation et scénarios de prévision.
  • Analyse prédictive et analyses augmentées : scénarios de forecast supportés par des algorithmes de classification, régression ou séries temporelles.

Pour une direction financière, ces briques fonctionnelles permettent d’articuler reporting, prévisions et planification dans l’environnement SAC.

(SelectHub — Abat)

 

Limites et points de vigilance

Les comparatifs d’analystes mettent aussi en avant plusieurs points de vigilance pour SAC :

  • Une courbe d’apprentissage jugée plus exigeante que pour Power BI, souvent cité pour sa facilité d’utilisation par les utilisateurs non techniques.
  • Un positionnement optimal lorsque les données financières clés résident déjà dans SAP (BW, HANA, S/4HANA).
  • Un coût d’entrée plus élevé que Power BI, qui impose d’analyser finement le TCO (licences et exploitation) en fonction du paysage SI.

Dans ce cadre, SAC s’affirme surtout comme pilier d’un dispositif de BI finance lorsque SAP est au cœur du modèle de données.

(SelectHub Softwareadvice S-Peers)

 

Power BI : agilité et accessibilité, mais vigilance sur la gouvernance

Points forts : ergonomie et adoption

Les comparatifs présentent Power BI comme une plateforme de business intelligence en self-service, positionnée pour des usages analytiques variés.

Pour une direction financière :

  • Une ergonomie et des capacités de visualisation qui facilitent la création et la consultation de tableaux de bord.
  • Une proximité avec l’environnement Microsoft, notamment Office et Excel, qui simplifie l’intégration dans le poste de travail.
  • Un coût d’entrée attractif, avec des licences adaptées à différentes tailles d’organisations.

(G2 Softwareadvice — S-Peers)

Limites dans un contexte SAP

Dans un paysage dominé par SAP, les limites de Power BI tiennent surtout à sa relation avec le back-end SAP. Les analyses d’Abat montrent que, même si Power BI peut se connecter à des systèmes SAP, il ne propose pas de connexion temps réel comparable à celles de SAP, ce qui limite son usage pour un reporting d’entreprise appuyé sur SAP.

Dans un environnement SAP, Power BI atteint vite ses limites pour la finance : pas de gestion native des devises et unités, absence de référentiel de plan de comptes ou d’entités, et des visuels souvent inadaptés aux états financiers consolidés. À l’inverse, SAP Analytics Cloud intègre ces fonctionnalités essentielles, garantissant une BI unifiée, fiable et gouvernée, parfaitement alignée sur les besoins des directions financières et la cohérence des données SAP. Power BI reste très pertinent en complément pour des analyses métier ou la diffusion élargie, mais SAC s’impose pour le pilotage financier groupe. 

 

Parce que Power BI est conçu comme une solution de self-service portée par les départements métiers, définir des modèles et visualisations standardisés est essentiel pour limiter l’arbitraire et garder un reporting financier cohérent à l’échelle du groupe.

(Abat — S-Peers)

 

Cas d’usage typiques pour la finance

Power BI reste pertinent pour des analyses ad hoc sur des données mixtes SAP/non SAP, via sa capacité à se connecter à plusieurs sources.

Il est aussi utilisé pour des tableaux de bord de pilotage local venant compléter le reporting groupe, y compris dans d’autres domaines métier que la finance. Dans ce rôle, il complète le dispositif de BI finance plutôt qu’il ne remplace une couche BI native SAP.

(SelectHub — Softwareadvice)

 

SAP Analytics Cloud vs Power BI : comparatif synthétique

Sur quelques critères clés, les messages principaux pour un DAF peuvent être résumés ainsi :

Intégration SAP — SAC propose des connexions temps réel (live) à SAP S/4HANA, BW/4HANA et HANA sans réplication de données, tandis que Power BI se connecte à SAP BW mais présente des limites sur certaines fonctions backend.

Fiabilité des données finance — Avec un backend SAP, SAC met en œuvre un standard reporting fiable et efficace, alors que sur SAP BW Live Power BI affiche des limites sur agrégations, hiérarchies et devises, d’où des contrôles supplémentaires sur les indicateurs consolidés.

Planification/forecastSAC offre des fonctions complètes de planification et de prévision (classification, régression, séries temporelles), alors que Power BI se limite à des prévisions en séries temporelles sans planification intégrée. SAC permet aussi le reporting interactif, la saisie directe de données et de commentaires, facilitant la collaboration et l’élaboration budgétaire. Le choix de la solution doit tenir compte de l’évolutivité des usages vers une plateforme BI et EPM intégrée.

TCO — SAC regroupe reporting, analytics augmentée et planification dans une seule plateforme simplifiant un paysage BI centré SAP, tandis que Power BI propose un prix d’entrée utilisateur plus bas mais un TCO croissant avec les modules et fonctionnalités avancées.

Gouvernance/adoption — SAC, certifié IBCS, fournit des templates standardisés qui soutiennent un reporting homogène et la gouvernance Self-Service, tandis que Power BI, solution de Self-Service sans standard intégré de notation, nécessite un cadre commun pour éviter des représentations hétérogènes et bénéficie d’une large adoption grâce à son ergonomie et sa valeur perçue.

(Abat — S-Peers — G2 — Softwareadvice — SelectHub)

 

Vers un pilotage financier augmenté : combiner SAC et Power BI

Pour une direction financière sous SAP, un modèle cible est d’utiliser SAP Analytics Cloud comme socle de BI finance, planification et analyses prédictives connectées à SAP S/4HANA.

Power BI joue alors un rôle complémentaire de data visualisation et de diffusion des indicateurs, grâce à son ergonomie et à sa proximité avec l’environnement Microsoft.

Cette combinaison permet de conserver un référentiel de chiffres SAP/SAC tout en offrant des formats de restitution adaptés à un public élargi, à condition de définir une gouvernance claire des sources, KPI de référence et espaces d’exploration locale.

(Abat — Softwareadvice — S-Peers)

Rôle de Ginesis Finance : structurer la stratégie BI Finance

Dans ce contexte, Ginesis Finance se positionne comme partenaire stratégique de la direction financière et expert AMOA BI Finance, pas comme un simple intégrateur.

Son rôle consiste à :

  • Diagnostiquer le paysage BI Finance (SAC, Power BI, Excel, autres), les flux de données et les usages ;
  • Clarifier la cible : BI finance centrée SAC, modèle Power BI élargi ou combinaison gouvernée des deux ;
  • Définir la gouvernance : rôles, responsabilités, règles de qualité des données et processus de publication des rapports finance ;
  • Sécuriser la trajectoire : feuille de route, business case, conduite du changement et montée en compétence des équipes finance et BI.

L’approche est résolument orientée pilotage financier, ROI et soutenabilité des services de reporting dans le temps.

Dans un environnement où la donnée financière et métier devient un levier stratégique, Ginesis Finance agit comme partenaire de confiance de la direction financière, avec une expertise reconnue sur les référentiels et procesus : plan de comptes, organisations, centres de coûts… Ces référentiels, spécifiques à la finance, conditionnent la qualité, la cohérence et la gouvernance des reporting et des processus budgétaires. 

Notre approche : 

  • Diagnostic global : cartographie des outils (SAC, Power BI, Excel…), des flux, des référentiels et des usages métiers. 
  • Définition de la cible : choix d’un modèle BI centré SAC, d’un dispositif Power BI élargi ou d’une combinaison gouvernée, en tenant compte de l’évolutivité vers une plateforme BI/EPM intégrée. 
  • Gouvernance et qualité des données : maîtrise des référentiels finance, gestion des droits, traçabilité des transformations et publication des rapports. 
  • Sécurisation de la trajectoire : feuille de route, business case, conduite du changement, montée en compétence des équipes finance, BI et data. 
  • L’approche de Ginesis Finance est résolument orientée pilotage financier, ROI et soutenabilité des services de reporting dans le temps. Notre valeur ajoutée : garantir un pilotage fiable, lisible et durable, en maximisant la valeur des données et des référentiels finance pour la prise de décision, tout en assurant la cohérence et la gouvernance du modèle BI sur le long terme. 

 

Conclusion : La clé, c’est la cohérence du modèle BI Finance et son intégration intelligente dans votre paysage data,

Pour un DAF, la question « SAP Analytics Cloud vs Power BI » ne se résume pas à un classement d’outils.

L’enjeu est de bâtir une BI finance :

  • Fiable (une source de vérité pour le reporting financier),
  • Lisible (un modèle de données cohérent, compris par les équipes),
  • Soutenable (TCO maîtrisé, gouvernance claire, fonctionnalités adaptées au métier).

SAC, Power BI ou modèle hybride : le bon choix dépend de votre stratégie, de la maturité de votre paysage data et de la vision de la direction financière sur son modèle de pilotage.